1 août 2026

Maxime

A mes loutics

2h17

je ne sais pas si l’insomnie est dû à la lune qui traverse le hublot, à l’excitation du départ qui approche ou à ma journée bien chargée…

Parce ce qu’après une dizaine de consults, ce soir au resto, l’univers a bugué, inversion totale des polarités. Moi, le thérapeute, je me suis fait braquer mon propre fauteuil. Bon… c’était une chaise en plastique de terrasse qui colle un peu, mais l’intention y était. La miss m’a posé deux ou trois questions bien placées, le genre de scuds psychologiques qui te font ravaler tes sushis et te garantissent une bonne remise en question.

Résultat, je repars avec des nœuds au cerveau.

Je dois officiellement une consultation à Didi.

Enchaînement direct, une discussion avec mon fils, quelques heures avant, une avec ma fille dans l’après midi. Des conversations entre un père et ses enfants.

Et c’est là que ça devient bizarre.

À quelques heures de larguer les amarres pour traverser le golfe du lion et vivre dix jours de cabotage, mon esprit devrait être en train de bloquer sur la météo, le moteur ou la tramontane.

Même pas.

C’est le milieu de la nuit et je pense a eux.
A leur vie dans ce monde que je comprends de moins en moins.

Parce qu’on passe nos vies de parents à leur bourrer le crâne « choisis une bonne fac, réussi tes études, travaille, prépare-toi à gagner ta vie. »

Et si on se trompait magistralement de cible ?

Si le plus important, ce n’était pas ce qu’ils feront… mais ce qu’ils deviendront.

Alors, mes deux loustics, si un jour vous lisez ces lignes, voilà le seul vrai conseil que j’ai envie de vous filer aujourd’hui à 2h du mat

N’apprenez pas un métier.

Enfin si, mais…

Apprenez surtout à devenir des personnes dont les autres auront toujours envie d’avoir à leurs côtés.

Les métiers changent. Les boîtes coulent, d’autres se créent. L’intelligence artificielle fera demain ce qu’on croyait impossible hier (et elle remplacera sûrement mon boulot plus vite que prévu).

Mais il y aura toujours une place pour celui qui sait écouter.

Pour celle qui rassure.

Pour celui qui inspire confiance.

Pour celle qui apprend plus vite que les autres.

Pour celui qui rend les gens meilleurs simplement parce qu’il est là.

Ne cherchez pas à devenir indispensables.

Cherchez à devenir des êtres humains qu’on est juste heureux de retrouver.

Le reste…

Ce n’est finalement que des acrobaties dans ce monde qui ressemble de plus en plus à un cirque.

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