3 mai 2026

Maxime

De San Pedro a Martigues en passant par les Baléares, c’est dimanche soir j’ai de l’écume plein les yeux

Cinq cents milles dans la vue.

Ouais, quand même.

On a tout eu.

Le vol, le cabriolet pour la frime, les voiles qui claquent et ce mouillage à Ibiza qui ressemblait à une photo de magazine qu’on aurait volée. C’était presque trop beau pour être vrai.

Puis Palma.

Son port et ses belles unités, sa cathédrale immense, les fortifications qui te rappellent que t’es tout petit, et ce guitariste black qui plaquait des accords comme s’il lisait dans nos tripes.

Ah ! J’allais oublier ce resto Brutal. Le nom ne mentait pas : on s’est fait casser le cul. L’addition pique pour du vent, mais le souvenir de cette escale est soyeux.

Avec nos têtes de touristes… C’etait le jeu, non ?

Et puis on a tracé vers Sóller. Les falaises du nord, la gifle ! La pierre vertigineuse qui tombe dans le bleu, verticale, brutale (pas comme le resto).

La nature qui te rappelle ce film, Jurassic Parc. Tu sais, la scène quand ils arrivent sur l’ile.

Mais on est des aventuriers nous aussi oui ou non !?

Et puis on a croisé ce Polonais au prénom imprononçable. Dix mètres de coque, la plus roots du mouillage… deux gosses, sa femme, et deux ans de vie là-dedans.

Mec, respect (je suis un peu jaloux aussi, j’avoue).

Je me sens d’un coup très « marin du dimanche » avec mes petits doutes existentiels sur le confort de mes 2 salles de bains.

Mais le respect, ça ne s’achète pas, ça se croise au détour d’un mouillage.

Et puis, le retour.

Cap sur le continent, Martigues. Quarante-huit heures de mer non-stop.

Le vent dans la gueule, le sel qui colle, le bateau qui vit avec vos sourires les gars, et un ouistiti en haut du mat… C’est là que tu vois si ton équipage tient la route.

Au départ, on aurait pu croire à un casting foireux. Un truc un peu bancal, improbable. Que des novices, pas de survie et même pas assez de gilet ? N’empêche, ça aurait pu mal tourner.

Résultat ? Vous avez été monstrueux. Mais au fond, aucun doute, je le savais.

Merci à toi p’tite squaw pour ton sourire qui répare tout, et ton agilité en haut du mât.

Merci à toi Alina, pour tes traductions impeccables, ta résilience et tes tétons en fer (mdr). On ne va pas se mentir, le froid de la nuit ne pardonne pas.

Merci à toi Aurélie, pour cette écoute rare, celle qui fait du bien quand la nuit tombe.

Et Manu… sacré Manu. Merci pour ton excentricité. Sans un grain de folie, on ne serait que des types qui flottent.

C’est dimanche soir, on est rentrés.

La terre ferme sous les pieds, c’est bizarre. Ça ne bouge plus, ça serre un peu la gorge.

C’est presque chiant. Non c’est carrément chiant.

Mais c’est la vie. C’est nos vies.

Heureusement, on a oublié ma photo cliché. Le vieux de 50 balais, 3 minettes en bikini a ses pieds.

Du coup ? On va devoir repartir.

Vous êtes les meilleurs.

Vraiment.

1 réflexion au sujet de « De San Pedro a Martigues en passant par les Baléares, c’est dimanche soir j’ai de l’écume plein les yeux »

  1. 🫶🏽 et merci à toi Maxime… capitaine exemplaire (oui oui, on le dit 😄).
    Le roc dans la tempête, version zen… mais avec une petite touche de “naturelle” quand il faut et ça, en bonne Allemande, j’approuve totalement haha !

    Merci d’avoir gardé le cap, même avec notre équipage parfois… disons, créatif 😄
    Et surtout merci pour ta confiance et pour nous avoir embarqués dans cette aventure un peu folle.

    Et merci à tous les autres : pour votre flexibilité, votre ouverture, votre curiosité… et pour avoir rendu tout ça encore plus vivant.
    Je vous aime.
    PS: Grzegorz -> „Gje-goch“

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