On est loin.
Vraiment loin.
Plus de bruit.
Juste l’eau.
Et ce soleil qui cogne comme s’il avait un compte à régler.
Life glisse. Bon plein. Tranquille.
Presque trop.
Didi dort devant.
Enfin… “dort”.
Je préfère ne pas creuser.
Fantasme… no comment.
Je file à l’avant. Le spi fait le malin.
Un peu comme moi, parfois.
Je tire, je règle, je fais semblant de maîtriser.
Je reviens.
Et là…
La miss sort de la cabine.
Cheveux en vrac.
Version lionne réveillée trop tôt.
Un œil à moitié fermé.
L’autre… dangereux.
Et ce sourire.
Pas innocent.
Jamais vraiment innocent.
Un haut de maillot.
Juste ce qu’il faut.
Un short trop court.
Évidemment trop court.
Évidemment.
Le vent faiblit, le spi se dégonflz
Moi ? Pile l’inverse.
Un truc bascule.
Sans prévenir.
Comme une rafale mal anticipée.
Je parle.
N’importe quoi.
Un réglage.
Un prétexte.
Un mensonge technique.
“Viens voir à la proue”
Elle sait.
Je sais qu’elle sait.
Mais elle vient.
Toujours.
Un bout.
Un nœud.
Mes larges mains qui expliquent… excuse technique.
Les siennes qui ne cherchent plus à comprendre.
En fait dans l’instant on s’en fout.
La tension monte.
Pas dans les écoutes.
Dans l’air.
Peau brulante.
Moiteur.
Respiration un peu trop proche.
Le bateau continue.
Imperturbable.
Nous… beaucoup moins.
Genre un truc qui arrive sans prévenir.
Qui te coupe la phrase en plein milieu.
Qui te fait oublier pourquoi t’étais monté à l’avant.
Les gestes deviennent flous.
Les intentions… beaucoup moins.
Le pont chauffe sous les pieds.
Les pensées aussi.
Plus de réglage.
Plus de stratégie.
Juste ce moment où tout chavire un peu.
Le bateau file droit.
Nous… on dérive.
On s’abandonnent.
Complètement.