23 juillet 2026

Maxime

Le syndrome du café-croissant

Je suis assis à la terrasse d’un café.

Il fait beau, l’air est encore frais, mais le soleil commence à piquer doucement.

Sur la table : un café, un croissant qui s’émiette sur mes genoux, et un Pago ACE d’un orange presque fluo.

Je fais défiler les photos de ce début d’été sur mon téléphone.

Des sourires, des visages cramés par le sel, des couchers de soleil un peu clichés, et Mathila qui flotte, impérial.

Et là, sans prévenir.

Le coup de foudre neuronal.

Une envie spontanée. Le genre de truc qui te prend aux tripes et qui se fout royalement de ton compte en banque ou de ton agenda.

Ceux qui me connaissent savent que je fonctionne à l’instinct.

Le cerveau gauche dit « Attends, réfléchis, fais un business plan. »

Le cerveau droit répond « Tais-toi, on largue les amarres. »

C’est le cerveau droit qui a gagné. Encore.

Alors voilà, je lance le projet.

Officiellement.

Projet Éoliennes 2027.

J’ai envie de nous proposer une belle aventure. Une vraie. Pas un truc Instagram avec des maillots ficelles (promis, j’arrête avec ça).

Entre mi-juin et mi-juillet 2027, Mathila va tailler la route.

Le programme ? Corse, Sardaigne, Naples, la Sicile, et enfin les îles Éoliennes, avec un stop obligatoire à Lipari et Vulcano.

Un mois complet de navigation.

Au rythme de la météo.

Des envies.

Et des escales qui durent plus longtemps que prévu parce que le vin blanc local est trop bon, que la rencontre vaut le coup, ou qu’on a juste envie de se perdre dans les ruelles blanchies à la chaux du Stromboli, à l’ombre du volcan.

L’idée est d’une simplicité biblique : personne n’est condamné aux travaux forcés à bord.

Vous n’êtes pas obligés de signer pour l’intégrale.

L’un d’entre vous peut débarquer à Ajaccio, un autre monter au pied du Vésuve à Naples, et un troisième me rejoindre pour sentir le soufre à Vulcano.

Chacun compose son aventure selon ses disponibilités. Et selon les couchettes qui restent, évidemment.

Au programme :

Des milles à parcourir.

Des mouillages de rêve où l’eau est si transparente qu’on a l’impression que le bateau vole.

Des petits ports italiens qui sentent la tomate et le poisson grillé.

Des villages perchés.

Des bains à 7h du matin.

Des randos sur des volcans actifs (histoire de vérifier si la terre a autant de caractère que les chiottes du bord).

Des quarts de nuit à fixer les étoiles en se prenant pour Magellan.

De la bonne cuisine.

Et surtout, de longues discussions dans le cockpit, un verre à la main, à refaire le monde jusqu’à ce que la lune se barre.

Cette sensation de liberté, quoi. Celle qu’on ne trouve nulle part ailleurs qu’en mer.

Le projet est encore en gestation dans mon ciboulot. Les cartes ne sont pas encore toutes gribouillées.

Mais si cette aventure vous titille, si vous sentez que vos congés de l’année prochaine méritent mieux qu’une semaine dans un camping avec option aquagym, faites-moi signe.

Je vais bientôt commencer à tracer les étapes et à regarder comment organiser les rotations pour monter ou descendre du bord.

Pour ceux qui sont tentés, manifestez-vous en commentaire ou en message privé. Je vais monter un groupe dédié pour qu’on puisse peaufiner tout ça ensemble.

08h58.

La table est pleine de miettes de croissant.

Mon Pago est vide.

1/2h pour vous écrire l’idée.

C’est bientôt l’heure d’aller bosser.

Mais c’est bon, le cap est fixé.

À vous de jouer.

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