moi sur le pont d'un voilier dans le vieux port de marseille

9 mars 2026

Maxime

Avis sur l’Océanis 393 : pourquoi j’ai quitté mon 351 après deux ans de navigation

n bateau, on apprend à vivre avec lui.
On découvre ses humeurs, ses petits défauts, ses qualités cachées.

Pendant deux ans, j’ai navigué sur un Oceanis 351.
Un bateau qui m’a beaucoup appris. Un bateau sain, rassurant, parfait pour naviguer en Méditerranée.

Et pourtant, après ces deux années de navigation, j’ai décidé de changer.

Direction un Oceanis 393.

Pas pour aller plus vite.
Pas pour impressionner au port.

Simplement pour mieux vivre à bord… et mieux passer la mer.


Deux ans à bord de l’Oceanis 351

Le 351, c’est un peu un compagnon fidèle.

C’est un voilier simple à manœuvrer, équilibré, agréable à barrer.
Un bateau qui met vite en confiance quand on commence à naviguer.

J’y ai vécu de belles navigations, des départs tôt le matin, des retours de port au coucher du soleil, des nuits tranquilles au mouillage.

C’est le genre de bateau qui ne fait pas beaucoup de bruit… mais qui fait bien le travail.

Mais à force de naviguer, de vivre à bord, de partir plusieurs jours, on commence à voir ce qui pourrait être différent.

Pas forcément mieux.

Juste différent.


Ce qui m’a fait choisir l’Océanis 393

La première chose qui frappe quand on monte à bord d’un Oceanis 393, c’est l’espace.

Ce n’est pas un énorme bateau.
Mais la sensation de volume est bien différente.

Dans le carré, il y a plus de lumière.
Plus d’air.

On respire.

Et surtout, la cabine avant change complètement la vie à bord.

Sur le 393, ce n’est plus vraiment une cabine.
C’est presque une chambre.

On peut tourner autour du lit, se lever sans se contorsionner, ranger ses affaires sans transformer la cabine en puzzle.

Quand on vit plusieurs jours à bord, ça change énormément de choses.

Surtout quand on navigue à deux.

Avec Adeline, on passe beaucoup de temps sur le bateau.
Et la différence entre “une cabine” et un vrai espace pour dormir devient vite évidente.


Moins de rangements… mais plus de vie à bord

Paradoxalement, le 393 a moins de rangements que le 351.

C’est un point que beaucoup de propriétaires remarquent.

Le 351 est très optimisé de ce côté-là.
Le 393 privilégie clairement l’espace et le volume intérieur.

Au début, ça surprend un peu.

Puis on comprend que sur un voilier, il y a deux façons de voir les choses :

  • remplir le bateau

  • ou vivre dedans

Avec un peu d’ingéniosité, on trouve toujours des solutions.

Des coffres, des filets, des astuces de rangement…
La vie à bord apprend vite à devenir créatif.

Et puis, il faut être honnête :

Sur un bateau, on emmène toujours trop de choses.

D’ailleurs, je prépare déjà un article sur toutes les astuces que je vais mettre en place pour optimiser les rangements à bord du 393.

Parce que sur un voilier, l’organisation devient vite un art.


En mer : un bateau qui passe mieux la vague

Mais la vraie différence se ressent en navigation.

Le 393 est plus lourd, plus long, plus posé sur l’eau.

Dans la mer formée, il tape moins.
Il garde mieux son cap.
Il donne une sensation plus stable.

Ce n’est pas un voilier sportif.

Mais c’est un bon bateau de voyage.

Et quand on commence à envisager des navigations un peu plus longues, cette sensation de stabilité compte beaucoup.

Parce qu’en mer, le confort ne se mesure pas seulement en coussins.

Il se mesure dans la façon dont le bateau passe la vague.


Mon avis après ce changement de voilier

Avec le recul, je ne dirais pas que l’Oceanis 393 est “mieux” que le 351.

Je dirais simplement qu’il correspond à une étape différente de ma navigation.

Le 351 est un bateau parfait pour apprendre, découvrir la croisière, naviguer facilement.

Le 393 ouvre la porte à quelque chose d’un peu différent :

  • plus de vie à bord

  • plus d’espace

  • des navigations plus longues

  • un bateau qui rassure quand la mer se forme

Et surtout, c’est un bateau dans lequel on peut vraiment habiter la mer.


Un soir au port, en descendant dans le carré du 393 pour la première fois, j’ai eu cette pensée simple :

On ne choisit pas seulement un bateau.

On choisit la manière dont on veut vivre la mer.

Et parfois, il suffit d’un peu plus de lumière,
d’une cabine qui ressemble à une chambre,
et d’un bateau qui traverse la houle un peu plus tranquillement…

pour se dire que l’aventure continue.

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